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La préparation mentale des sportifs appliquée à celle des créateurs d’entreprise

Temps estimé de lecture : 7 min

 

La semaine dernière, j’ai assisté à une conférence sur la préparation mentale des sportifs, qui peut être appliquée à la préparation mentale du dirigeant d’entreprise. En effet, quand on est entrepreneur, le mental est TRES important :

  • Pour surmonter les obstacles et toujours se relever, avancer
  • Pour prendre les bonnes décisions au bon moment

 

Activer certaines parties du cerveau pour être plus créatif !

J’avais déjà eu la chance d’apprendre à activer plus précisément certaines parties du cerveau, en fonction des besoins du moment, dans le cadre d’ateliers de créativité. La formatrice nous avait fait faire des exercices pour activer notre cortex pré frontal, et nous rendre ultra créatifs sans nous limiter. Le résultat avait été super impressionnant : nous avons lancé des tas d’idées sans jamais dire “ce n’est pas possible, ça ne fonctionnera jamais”. Bref, ça m’avait appris que les talents et les compétences pouvaient être activés et développés grâce à de l’entraînement : c’est la notion de plasticité du cerveau. Et la bonne nouvelle, c’est que l’on peut agir sur notre cerveau et activer de nouvelles connexions neuronales à tout âge ! Le tout est de s’entraîner et d’acquérir une certaine discipline !

Voici d’autres choses apprises durant cette conférence + quelques petites astuces que j’utilise personnellement 😉 :

 

Les différentes parties du cerveau

Le cerveau est composé de plusieurs zones complémentaires, qui l’aident à accomplir différentes tâches, dont :

  • Le cerveau reptilien : il sert à assurer la survie (c’est aussi là où se nichent les peurs, donc c’est bien de le mettre sous silence parfois :-))
  • Le paléo limbique : il nous sert à interagir, c’est le siège des relations
  • Le néo limbique : c’est là où se nichent nos émotions
  • Le cortex pré frontal : c’est la zone qui nous sert à réfléchir, décider, innover, être créatif ! (si on l’active bien, on arrive même à faire taire le cerveau reptilien)

zones cerveau limbique reptilien cortex

Connaître nos habiletés cognitives, mentales et comportementales, pour savoir quelles parties travailler en priorité

Chaque être humain est également doté de 7 habiletés cognitives, mentales et comportementales, qu’il est important de connaître pour savoir quelle partie est plus faible et doit être travaillée :

1. Le sens

Nous avons tous besoin de donner du sens à notre vie, que ce soit dans le cadre personnel ou professionnel. Si notre métier, nos activités, ou nos interlocuteurs ne sont pas en phase avec nos valeurs profondes, une dissonance va se créer et va altérer notre motivation. Il est donc important de déterminer quelles sont nos 3 valeurs principales, celles qui vont faire qu’on va garder le cap coûte que coûte, qu’on va être alignés. Dans le cas où ce qu’on nous demande de faire, ou qu’un partenaire/collaborateur n’est pas aligné avec ces valeurs, on subit et on est déstabilisés. Connaître ses valeurs et faire des choses ou rencontrer des personnes qui soient alignées avec celles-ci, c’est crucial pour avancer en étant aligné. C’est un véritable carburant pour agir au quotidien !

 

2. La confiance

La confiance en soi est la perception que l’on a de notre capacité à faire quelque chose. C’est un vrai sujet… mais un faux problème ! Car la confiance en soi dépend en fait de 3 facteurs, qui l’influencent et font qu’elle va de toute façon être fluctuante :

  • L’énergie : parfois, on confond fatigue et perte de confiance. Alors qu’il suffirait de se reposer et de repartir ensuite du bon pied ! L’hygiène de vie du dirigeant est d’ailleurs cruciale pour tenir le marathon de la création d’entreprise
  • Le stress/l’anxiété : il est important de les traiter pour ne pas qu’ils influent sur notre confiance en nous. Des exercices de cohérence cardiaque peuvent par exemple être efficaces pour y remédier
  • L’estime de soi : c’est l’image qu’on a de nous-même et de nos capacités (ou du moins, de nos croyances quant à nos capacités…)

Les jours où on se sent moins bien, il est donc bon d’analyser quelle est la source de notre manque de confiance parmi les 3 indiquées ci-dessus.

 

Ensuite, voici quelques clés pour reprendre le dessus :

  • AGIR. Eviter d’être dans l’inaction et dans la procrastination, parce que plus on reporte, plus les tâches s’accumulent et deviennent lourdes, et moins on a confiance en nous. Le mieux est de commencer par un premier pas, si petit soit-il et de continuer pas à pas. Rappelez vous qu’il n’y a pas de tâche difficile qui ne puisse être découpée en plusieurs petites tâches faciles.
  • ACCEPTER L’ERREUR. Et pour cela, rien de tel que la fameuse citation de Thomas Edison “Je n’ai pas échoué, j’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas”
  • Y CROIRE. S’imaginer être capable de faire, “tromper” notre cerveau : toujours se rappeler qu’ “on est ce que l’on croit être”. Le cerveau est ainsi fait 😉 J’ajouterais une autre phrase très utilisée par les américains, les champions de la confiance : “Fake it until you make it” !
    ➡ Il faut en préalable DECIDER de faire ça, en donnant des ordres positifs à notre cerveau, et en commençant nos ordres intérieurs par des verbes d’action. Et en le faisant tout de suite, sans attendre.

 

3. L’ estime de soi

L’estime de soi peut se travailler grâce à l’analyse transactionnelle. On peut se demander pour commencer où on se situe sur le graphique ci-dessous. Puis analyser en situation de stress, comment on voit les choses et quel travail on peut faire pour tendre vers le ++

graphique estime de soi

 

4. La motivation

La motivation est ce qui nous donne de l’énergie pour avancer, pour franchir les obstacles. On peut utiliser l’outil de “décodeur de la motivation” pour analyser pourquoi à un instant T, on n’est pas motivés, en se posant les 3 questions suivantes :

  • De 0 à 10, à combien ce que je fais là est important pour moi et est en adéquation avec mes valeurs ?
  • De 0 à 10, à combien j’évalue que ce que je fais là peut m’apporter ?
  • De 0 à 10, à combien est-ce que je me sens capable de faire ce que je suis en train de faire ?

On peut ensuite analyser lequel est faible, et travailler dessus.

 

5. Les objectifs

Ne pas avoir d’objectifs ou que ceux-ci soient trop vagues est un facteur de stress, qui va nous empêcher d’aller au bout de notre projet. En effet, le cerveau fonctionne comme une tête chercheuse : s’il n’a pas d’objectifs, il va donc tourner en rond. De plus, il est important de savoir que notre cerveau ne comprend qu’une langue : l’imagerie mentale. Il faut donc visualiser et ressentir ce que ça nous fait d’attendre notre objectif.

 

6. Les émotions / les perceptions

Nous avons tous des croyances qui nous limitent et qui nous amènent à des comportements qui eux-mêmes vont conforter nos croyances. Vous savez le “je le savais bien que ça allait mal se passer”. Ou “De toute façon, je le savais que j’étais nul(le)”. Ce cercle vicieux est assez terrible, mais le cerveau a besoin de cette cohérence. La bonne nouvelle, c’est qu’on peut inverser le processus, en ayant toujours cette cohérence mais cette fois en mode positif : cela signifie que des croyances positives peuvent nous amener à des comportements positifs, qui vont eux-mêmes renforcer nos croyances positives. Ex : Quand on est persuadés de gagner, on va avoir une attitude de gagnant, une démarche sûre, … et cela va renforcer encore notre confiance en nous et notre capacité à vraiment gagner.

Les connexions neuronales vont alors se modifier et on va basculer du Mode mental automatique au Mode mental adaptatif.

Mais pourquoi a-t-on parfois naturellement tendance à être dans des croyances limitantes ? Et bien il faut savoir que dans le cerveau, le siège de la mémoire est proche de celui des émotions. Certaines situations nous ramènent donc à des situations passées, traumatisantes et non évacuées. Mais ne lui donnes pas autant d’importance : ce n’est qu’une situation passée ! Sinon, des outils tels que l’EFT (Emotionnal Freedom Technics) peuvent aider à évacuer ces trauma.

Voici une très courte vidéo pour expliquer ce qu’est l’EFT :

 

7. Les énergies

Nous sommes tous composés d’énergies, et parfois quand on rumne ou qu’on ne voit que le côté négatif des choses, on va être dans une énergie négative, qui va elle-même nous amener des situations négatives. Il y a un exercice que j’adore faire, parce qu’il a VRAIMENT fait ses preuves, et que j’ai arrêté plusieurs fois de le faire et je me suis sentie à chaque fois beaucoup moins bien : je vous conseille d’écrire chaque soir ce pour quoi vous êtes reconnaissant de votre journée, ce qu’il s’est passé de positif. Oui, je sais, parfois ça parait impossible ! Mais juste “Merci d’avoir pu avancer sur ce dossier. Merci d’avoir déjeuné un bon repas. Merci pour cette petite fille qui m’a fait un sourire dans la rue”… Ca permet de se concentrer sur le positif et de modifier notre énergie, pour qu’elle devienne positive. Ca permet aussi d’arrêter de focaliser sur le négatif. N’a -t-on pas tous un peu tendance, si on nous fait 10 compliments et 1 seul reproche, à ne retenir que le reproche ? Cet exercice aide aussi à stopper ce processus limitant. Je vous partage une vidéo que j’adore et qui m’a convaincue d’utiliser cette méthode d’écriture des gratitudes :

 

Quelques outils spécifiques pour se préparer mentalement

Voici maintenant quelques outils spécifiques pour la préparation mentale :

  • La respiration : on peut par exemple faire des exercices de cohérence cardiaque pour gérer ses émotions et augmenter ses compétences ainsi que la conscience de soi
  • La concentration
  • La relaxation
  • La méditation
  • Le positive thinking
  • L’imagerie mentale (notamment par le biais de la Programmation Neuro Linguistique)

Exemple d’exercice d’imagerie mentale :

  1. Penser à ce qui va m’aider à réussir
  2. Se souvenir d’un moment lié à ça
  3. Y associer un mot-clé
    => Refaire régulièrement cette “boucle” dans sa tête. Après quelques temps, le mot-clé suffira à l’instant où on en a besoin. Cette technique est par exemple utilisée par les sportifs de haut niveau avant une compétition. Ce qui va m’aider à réussir, c’est que tout le monde m’encourage / Je me rappelle que quand j’étais enfant, toute ma famille m’avait encouragée avant un examen important / J’y associe le mot-clé “applaudissements”

 

Stimuler son cerveau pour avoir un mental à toute épreuve !

Voilà donc quelques pistes pour vous donner envie d’aller plus loin. Le but de toute cette démarche est d’une part de savoir analyser d’où viennent nos blocages pour pouvoir les résoudre et d’autre part, de stimuler notre cerveau pour avoir un mental à toute épreuve. Car ce qui fait la différence entre deux athlètes de haut niveau, c’est beaucoup moins leurs qualités physiques que leur mental. Et c’est exactement pareil pour un chef d’entreprise 🙂 Alors, go go go, on muscle son mental !!!

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